France-GE_logo-1024x404Trois instances représentatives des Groupements d’Employeurs s’unissent pour former le collectif France GE

La nouvelle entité promet d’être un interlocuteur privilégié pour défendre la pertinence de l’emploi partagé auprès des pouvoirs publics

Bien qu’œuvrant dans des secteurs différents, les trois structures se connaissent historiquement en ce qu’elles sont complémentaires. Elles se rencontrent aussi régulièrement à la faveur d’une philosophie commune et de valeurs qu’elles partagent.

Elles l’annonçaient par un communiqué publié le 10 janvier, leur partenariat officialise la volonté de « proposer et d’évaluer des pistes d’actions pour développer, de façon conséquente, l’emploi partagé ».

Discrets mais efficaces, les groupements d’employeurs d’abord perçus comme une forme d’organisation expérimentale, apparaissent aujourd’hui dans le viseur des analystes comme un levier d’attractivité des territoires. En s’associant pour se partager les compétences d’un vivier de profils opérationnels au juste coût, les entreprises ont prouvé qu’elles pouvaient contribuer par la mutualisation de leurs besoins à construire un modèle d’emploi pérenne grâce à un maillage de proximité.

La FNGEAR (Fédération Nationale des groupements d’Employeurs Agricoles et Ruraux) défend les intérêts des acteurs de l’agriculture avec plus de 3 800 antennes réparties en France.

La FNPSL (Fédération Nationale des Professions Sport et Loisirs) agit elle aussi sur tout le territoire pour sécuriser les parcours, grâce à 80 associations présentes en région.

Quant au Syndicat National des Groupements d’Employeurs (SNGE), il fédère une trentaine de groupements multi-sectoriels très actifs.

Pourvoyeurs chaque année de 32 000 emplois à temps partagé, ils forment désormais ensemble une vitrine reflet de plus de 80% des GE, sur une offre la plus diversifiée possible.

Collectif GE 1

Rencontre du collectif FRANCE GE le 22/11/18 avec le Cabinet du Premier Ministre à Matignon

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), s’engage auprès des GE pour encourager une approche collective de l’emploi

En avril 2018, le CESE, conscient de l’indispensable nécessité de questionner la manière d’aboutir à un vrai changement de dimension de la valeur travail dans une société où la mobilité va croissante, convoquait les groupement d’employeurs à l’initiative du Premier ministre Edouard Philippe.

Parmi les auditionnés, le SNGE, la FNGEAR et la FNPSL se voyaient invités en fin de consultation à s’unir pour lutter contre la méconnaissance du dispositif, principal frein à leur développement, tandis que selon Patrick Lenancker (ancien conseiller et rapporteur de l’audition « groupements d’employeurs »  pour la section travail-emploi du CESE) le modèle est « Apte à répondre de manière précise et souple aux besoins des entreprises et devrait peser davantage sur l’emploi total ».

Par un avis de l’assemblée édité le 13 novembre 2018, une série de préconisations déclinée en 4 axes majeurs, vise à tenir compte des facteurs tant réglementaires que financiers et organisationnels favorables au déploiement du travail à temps partagé.

Auprès de Sacha Houlié puis Richard Ferrand (respectivement vice-président et président de l’Assemblée nationale), avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud rencontrée à Poitiers, le SNGE s’est mobilisé tout au long de l’année passée pour porter un discours structuré. En novembre dernier, c’est à Matignon que le collectif était reçu, augurant d’une dynamique d’ensemble qui promet à France GE une tribune attentive pour asseoir la légitimité des groupements d’employeurs.

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Marie-Victoire Vergnaud

Business Rédactrice

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