le-nouvel-economisteSous forme de portage salarial, de multi-salariat ou de prestation de services, la souplesse gagnante pour le professionnel comme pour l’entreprise

Remplacement du CDI et du CDD par un contrat unique plus souple, simplification du Code du travail… Les réflexions sur la législation du travail en France et les tentatives de réformes sont actuellement au cœur des débats, l’idée centrale étant d’instaurer davantage de flexibilité afin de fluidifier ce marché du travail. Dans cette recherche tous azimuts de solutions, peu nombreux sont les responsables politiques ou syndicaux qui évoquent les différentes formes de travail à temps partagé, dont le portage salarial. Pourtant, en France, des centaines de milliers de personnes exercent leur profession dans ce cadre-là. Les professionnels comme les entreprises y trouvent, sans conteste, leur compte.

par Christophe Morel

L’emploi à temps partagé consiste pour un actif à travailler pour plusieurs entreprises, via un seul contrat de travail par l’intermédiaire d’un groupement d’employeur, ou bien en cumulant plusieurs formes d’emploi telles que la prestation de services, le muti-salariat ou le portage salarial. “Les entreprises ne connaissent pas très bien ces formes de travail, car les dirigeants sont assez souvent frileux à l’idée de confier des missions à des cadres externes. Aujourd’hui, le patron d’une PME va d’abord chercher en interne s’il a les moyens de résoudre une problématique donnée, et ensuite seulement il va prospecter en externe pour voir si un cadre peut répondre à cette problématique. Ce comportement est très français”, estime Bernard Anglezy, responsable de la communication de la FNATTP (Fédération nationale des associations du travail en temps partagé) et président de Cap Compétences, association de travail à temps partagé. “Au fil des années, l’intérêt des chefs d’entreprise et des institutionnels pour le temps partagé est plus important” estime toutefois David Bibard, fondateur du site Le-portail-du-temps-partagé. fr. Selon de nombreux observateurs, nous assistons aujourd’hui, par ce biais, à une évolution importante dans l’état d’esprit des cadres et des chefs d’entreprise. On ne parle plus de “ce que je sais faire”, mais bien de “ce que j’ai à proposer”.

Lire la suite