Révolution digitale et travail en temps partagé : ensemble ils font rimer flexibilité avec efficacité

Quand les entreprises s’approprient la technologie pour transformer les modes de travail

Il souffle toujours plus fort ce vent numérique, ouragan qu’on pourrait baptiser « connexion » grâce auquel on accède à l’information en temps réel, sans contrainte de lieu, de temps ou d’équipement. Une liberté de mouvement inédite, qui, si elle montre d’ores et déjà ses limites dans le domaine privé, ouvre dans la sphère professionnelle, des opportunités de collaboration nouvelles qui profitent tant aux individus qu’aux entreprises.

Toutes intègrent aujourd’hui la transformation digitale dans leurs réflexions stratégiques.

Avec les progrès fulgurants de la robotisation et de l’intelligence artificielle, si malgré les chiffres alarmants régulièrement invoqués, seuls 10 % des métiers d’aujourd’hui seraient réellement menacés (rapport d’une étude menée en 2016 par le Comité d’Orientation de l’Emploi), la plupart des tâches seront en revanche amenées à évoluer ; induisant de glisser dans le champ sémantique des compétences plutôt que des métiers et surtout de repenser le temps de travail et son partage.

Dans ce mouvement qui nécessite de rebattre les cartes de la performance, deux tendances se dessinent : une mobilité favorisée et revendiquée ; et une collaboration accentuée et accélérée. Deux piliers du travail à temps partagé.

Article 1Mobilité et autonomie pour des compétences transverses

Actuellement, l’enjeu pour les entreprises est d’anticiper les changements à l’œuvre en intégrant des outils qui permettent d’accroître l’autonomie des collaborateurs, tout en améliorant la productivité et la compétitivité des entreprises. Ainsi, travailler un jour par semaine à la maison pour éviter des trajets chronophages et profiter de sa vie de famille tout en conservant le contact avec son équipe est devenu pratique courante. Le partage en ligne des informations et documents avec le « cloud » d’une part et la téléphonie mobile qui permet d’être joint et de travailler depuis partout, favorisent ce mode de travail. La permanence de l’accès à l’information avec un confort de lecture acceptable via les smartphones connectés en 4G, est un gage de réactivité et d’efficience.

Autant d’opportunités de mobilité qui n’échappent pas à la génération des entrants sur le marché de l’emploi qui avoue pour « 96% s’attendre à avoir le choix quant à leur lieu de travail et 83% quant au moment où ils travaillent » (Étude réalisée en 2012 pour Deloitte France, portant sur plus de 1 000 étudiants de milieux divers).

Une génération « YZ » moins individualiste, soucieuse d’amélioration socio-économiques, et à l’aise avec les nouvelles technologies, dont déjà 66% déclare aspirer à être entrepreneur. Et de fait, en filigrane du développement de l’économie numérique, la multiplication du recours des entreprises à des travailleurs indépendants semble être la conséquence principale de cette évolution des modes de travail.

Dès lors qu’aujourd’hui, il appartient à chacun de faire connaître facilement son expertise, sa disponibilité et sa force de travail sur les réseaux sociaux : c’est essentiellement la compétence et l’agilité qui vont faire la différence, amenant les profils à cheminer d’instinct vers une polyvalence qui en plus d’enrichir les savoirs, facilite en outre l’intégration des femmes sur le marché de l’emploi.

Quitter le paradigme du CDI pour bénéficier d’une réponse sur mesure à un problème donné, à un coût maîtrisé pour l’entreprise, décloisonner les métiers, tel est l’enjeu de la partition à écrire.

Plus d’agilité dans l’organisation du temps de travail et une nouvelle façon de collaborer

Depuis le début du XIXe siècle, il a fallu constamment batailler pour réussir à réduire le temps de travail. L’histoire nous a prouvé que sa baisse n’a jamais freiné la croissance économique, bien au contraire.

« Il faut sortir de la vision dogmatique de la durée du travail et privilégier son partage pour atteindre le plein emploi » résumait ainsi Gérard Fonouni, Professeur agrégé d’économie et gestion, dans une contribution au site des échos en janvier dernier.

C’est donc de la redistribution des capacités de chacun qu’il est question, dans un éventail d’expertises qui portera la collaboration à un niveau d’exigence et de confiance qui ne pourra qu’intégrer l’innovation intellectuelle, libératrice de performance.

Les pratiques professionnelles de demain promettent de voir disparaître les lieux de travail fixes et nécessiteront de faire sauter les « verrous » hiérarchiques traditionnels pour passer à un management davantage horizontal que vertical. Ainsi, se dessine une économie créative, basée sur les services qui, soutenue par l’avènement de cette nouvelles palette d’outils de communication et de travail collaboratif amèneront les partenaires à plus d’agilité. Par exemple, ceux qui utilisent l’application whatsapp pour échanger en temps réel avec l’équipe ou le temps d’un projet peuvent paraitre aujourd’hui des précurseurs, mais seront rapidement rejoints par les autres.

80 % des collaborateurs sondés estiment que « la transformation numérique leur fait gagner du temps et 72 % voient des gains en matière d’efficacité. 72 % louent la plus grande autonomie qui leur est offerte » (« Baromètre Digital Workplace » du cabinet Julhiet Sterwen et de l’Ifop paru en octobre 2016).

Focus sur les réseaux sociaux professionnels :

2 questions à Charles-Antoine d’Hoop, Directeur Marketing Digital au sein du Réseau Finaxim.

Charles Antoine DMDCharles-Antoine d’Hoop intervient en mission à temps partagé auprès de PME et startup en tant que consultant en développement d’affaires et transformation digitale. En parallèle, il anime régulièrement des sessions de formation sur le bon usage des réseaux sociaux comme outil de promotion des ventes au service de l’entreprise.

PTP : On connaît l’ampleur du phénomène au plan personnel. Il semble que les réseaux sociaux pénètrent aujourd’hui la sphère professionnelle au point d’être devenus solubles dans le business. Expliquez-nous…

« Le monde se digitalise : c’est un fait, et les réseaux sociaux sont devenus en l’espace de quelques années une composante à part entière de la stratégie marketing de l’entreprise. Si l’objectif reste le même : obtenir un rendez-vous physique, les réseaux virtuels constituent une démarche d’inbound et outbound complémentaire qui permet un gain de temps considérable. C’est une nouvelle façon de travailler, de partager l’information et dans la foulée, une formidable opportunité  de conquérir de nouveaux marchés et se démarquer de la concurrence.

La stratégie commerciale ne peut plus se résumer à une prospection de bouche à oreille. Vecteurs simples d’échange d’informations instantané, les réseaux sociaux ont conduit progressivement la communication professionnelle à quitter les sentiers du langage transactionnel pur, pour glisser vers une relation digitale d’échange de contenus avec un lectorat que l’on peut identifier : le digital permet de mesurer et de tracer ! Les attentes des clients et des prospects ont changé, il s’agit d’en faire toucher du doigt la réalité à des dirigeants qui en sont parfois éloignés ».

Quels sont les enjeux de cette communication virtuelle en instantané ?

« Ce qui caractérise les réseaux sociaux et en fait leur intérêt, c’est leur viralité exponentielle. Mais attention : asseoir une audience nécessite du temps et de la régularité !!

Avec une bonne stratégie et du contenu adapté, aligné sur l’expertise et le savoir faire de l’entreprise et de ses équipes, on peut rapidement créer une communauté qui va générer du trafic sur le site WEB et ainsi, telle une vitrine publicitaire, appuyer la notoriété d’une marque et mettre en avant les offres. Une sélection rigoureuse des publications rendra compte de l’expertise de l’entreprise tout en indiquant que celle-ci reste en veille constante sur l’actualité de son marché et la concurrence. Le respect d’une ligne éditoriale et un échange direct avec les équipes seront nécessaires pour valoriser le patrimoine de l’entreprise.

Le digital est une culture. Une nouvelle façon de voir les choses qui nécessite l’accompagnement d’un spécialiste opérationnel et impliqué pour assurer la conduite du changement auprès des équipes ».

Direction Marketing Digitale à temps partagé :

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Marie-Victoire Vergnaud

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