Teamwork and integration conceptLes groupements d’employeurs ont pour but exclusif de mettre à disposition d’entreprises adhérentes, du personnel qualifié qu’elles ne peuvent recruter elles-mêmes en raison de leur taille ou de leurs moyens. La mission du salarié ainsi mis à disposition peut être à temps plein ou à temps partiel. Un contrat doit être signé, pour chaque mise à disposition, entre l’entreprise de travail en temps partagé et l’entreprise cliente, un contrat de travail étant par ailleurs signé entre le salarié mis à disposition et l’entreprise de travail à temps partagé.

Des regroupements d’employeurs pour faciliter l’embauche

Pour embaucher un cadre en multi salariat, deux cas de figure se présentent. Il est tout d’abord possible de trouver une entreprise dont les besoins en ressources humaines sont complémentaires. Pour cela, il faut se rapprocher des réseaux de dirigeants locaux : syndicats patronaux, chambres de commerce et d’industrie et chambres des métiers peuvent être de bonnes pistes. Si l’embauche est ponctuelle, un accord informel entre les deux entreprises peut suffire.

Mais pour attirer les cadres et faciliter le recrutement, les dirigeants de ces entreprises peuvent créer un groupement d’employeurs. Associations de loi 1901 régies par une législation précise (voir article), ces organisations sont en effet une garantie de sécurité pour les cadres recrutés : ils sont embauchés en CDI directement par le groupement et conservent un emploi à temps plein même en cas de défaillance de l’un de leurs employeurs. Et c’est là l’inconvénient du système : chaque employeur adhérent est solidaire des autres pour toutes les dettes sociales du groupement.

« Pour le prix d’un cadre, l’entreprise peut s’offrir deux compétences qui lui font défaut. »

Un employeur qui ne saurait pas à qui s’associer peut toujours se tourner vers des organismes déjà constitués. Il peut adhérer à un groupement d’employeurs existant ou se tourner vers une association de travail en temps partagé. Si les premiers sont précisément encadrés par la loi, les secondes présentent une réelle souplesse d’utilisation puisqu’elles ne jouent qu’un rôle d’intermédiaire et de conseil, sans contrepartie financière. A terme, des opérateurs privés à but lucratifs, comme les entreprises de travail temporaire, proposeront certainement leurs services pour mettre à disposition des employeurs des cadres à temps partiel. Mais cette évolution n’en est qu’à ses débuts, la loi qui instaure ces entreprises de travail partagé n’ayant été votée qu’en août 2005.


Liens utiles :

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